Le New Case Management montre des effets positifs

Le New Case Management montre des effets positifs

Berne/Lucerne, le 16 février 2006

Près de 20 % de nouvelles rentes en moins à la Suva

Le nombre de nouvelles rentes a baissé de près de 20 % en l’espace de deux ans. La Suva a ainsi pu économiser 190 millions de francs en coûts d’assurance. Lors d’une conférence de presse à Berne, elle a souligné une fois de plus le rôle primordial de l’employeur dans la réinsertion de la personne accidentée.  Par la même occasion, la Suva a présenté un nouveau concept en matière de suivi des personnes ayant subi un traumatisme en accélération du rachis cervical, communément appelé « coup du lapin ».

Voilà trois ans que la Suva a lancé son New Case Management (NCM) qui constitue une solution innovante en matière de traitement des cas et de prise en charge des personnes accidentées. Elle tient ainsi compte du fait que 5 % des accidents occasionnent 80 % des coûts. L’utilisation renforcée de l’informatique lors des accidents-bagatelle permet de libérer des ressources que le NCM récupère au bénéfice des personnes accidentées devant faire face à des situations difficiles.

Le NCM place la personne accidentée au centre de ses préoccupations. Après un grave accident, celle-ci doit souvent affronter une situation difficile aux plans professionnel, familial, financier ou social. Près de 100 case managers, répartis sur les 19 agences Suva dans toute la Suisse, assument le suivi individuel de ces personnes afin de les réinsérer dans le processus de travail. L’objectif de la Suva est d’augmenter à 130 le nombre de ses case managers, tous spécialistes en assurances et disposant de compétences sociales élevées.

L’étude sur l’efficacité des coûts n’est pas encore disponible, mais les tendances sont réjouissantes. En 2004 déjà, une diminution de 134 rentes avait été enregistrée, ce qui correspond à une baisse de 4 %. L’année dernière, cette diminution s’est chiffrée à 16,2 %, ce qui représente 521 personnes accidentées qui ont ainsi pu rester intégrées dans le monde du travail. Au total, cela représente une économie de 190 millions de francs de valeur de rentes sur deux ans.

Le nombre des nouvelles rentes d’invalidité dépend de divers facteurs: nombre et gravité des accidents, situation sur le marché du travail. Willi Morger, membre de la Direction de la Suva, précise: «Ces éléments n’ayant pas subi de modifications essentielles ces 2-3 dernières années, nous pouvons partir du principe que ces performances réjouissantes résultent du New Case Management.»

La réinsertion professionnelle assumée par les assurances-accidents

Lors de la conférence de presse du 16 février 2006 à Berne, Willi Morger, membre de la Direction, s’est également prononcé sur la 5e révision de la LAI. Pour lui, la délimitation entre l’assurance-accidents et l’assurance-invalidité constitue une erreur de système car elle entraîne des doublons. Du point de vue de la Suva, il serait plus judicieux de lui attribuer également l’ensemble des mesures professionnelles relatives aux personnes accidentées. A cet effet, Willi Morger a cité en exemple l’assurance militaire où la réinsertion professionnelle assumée par celle-ci a donné des résultats positifs. Par ailleurs, dans la plupart des pays européens, la réadaptation, la réinsertion et les prestations en espèces sont assumées par un seul et même assureur.

L’employeur: un élément incontournable en matière de réinsertion

L’employeur joue un rôle primordial dans le processus de réinsertion de la personne accidentée. Ernst Meier, assistant social chez Siemens, a souligné que certaines entreprises avaient déjà compris l’importance de ne pas laisser les collaborateurs accidentés ou malades sombrer dans l’invalidité. En fin de compte, ce sont l’entreprise et l’économie en général qui subissent les conséquences lorsqu’il s’agit de financer des rentes onéreuses au moyen de primes plus élevées.  

Nouvelles solutions en matière de suivi des victimes du «coup du lapin»

En 2004, la Suva a enregistré quelque 11’000 accidents impliquant la colonne cervicale qui ont occasionné des coûts d’environ 270 millions de francs. Une lésion de la colonne cervicale a été diagnostiquée une fois sur neuf. En font partie les élongations et les foulures - occasionnées la plupart du temps par des collisions arrière – qui entraînent des traitements de très longue durée et des évolutions de cas difficiles.  

C’est pourquoi, dès cette année, la Suva applique de manière efficace la méthode NCM également aux accidents impliquant la colonne cervicale. Outre la prise en charge précoce, une évaluation médicale ambulatoire est dorénavant réalisée afin de mieux déterminer l’évolution du traitement. Au besoin, les case managers de la Suva prennent en charge la personne accidentée en vue de la réinsérer dans le processus du travail.  

Thomas Mäder, chef de la division prestations d’assurance, a réfuté les critiques alléguant que la Suva avait introduit une pratique plus dure en matière de prise en charge des personnes ayant subi un traumatisme en accélération du rachis cervical. Sur les 56 cas portés devant le Tribunal fédéral des assurances en 2005, ce dernier a confirmé dans 50 arrêts (soit 90%) l’évaluation de la Suva. Dans sa réponse à une intervention parlementaire, le Conseil fédéral également a constaté que la Suva se conforme à la pratique juridique.

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Entreprise indépendante de droit public, la Suva assure plus de 100’000 entreprises, respectivement 1,8 million d'actifs et de chômeurs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. Les prestations de la Suva comprennent la prévention, l'assurance et la réadaptation. Ses clients peuvent attendre d’elle: loyauté, compétence, prévenance et efficacité. La Suva est une entreprise à but non lucratif et ne perçoit aucune subvention. Les partenaires sociaux et la Confédération sont représentés au sein de son Conseil d'administration. En 2004, la Suva a obtenu les distinctions Esprix pour son orientation clientèle ainsi que le prix de l'innovation de l'Assurance suisse pour son New Case Management et la réinsertion efficace des personnes accidentées.

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