Prix Suva des Médias 2015: quatre oeuvres remarquables

Prix Suva des Médias 2015: quatre oeuvres remarquables

Fribourg, le 27 octobre 2015

Le jury de la 22ème édition du Prix Suva des Médias a remis ses distinctions. Laurence Gemperlé décroche la palme dans la catégorie Audiovisuel et Melinda Marchese dans la catégorie Presse. De plus, et à titre exceptionnel, deux Prix Coup de Cœur sont décernés à Maurine Mercier et à Marianne Tremblay.

Le Prix Suva des Médias a pour but de promouvoir les travaux journalistiques en langue française se rapportant à la prévention des accidents et aux troubles de la santé. Parmi les 42 oeuvres soumises cette année, le jury a distingué quatre travaux journalistiques remarquables, récompensés chacun d’un montant de CHF 5'000. --.

Renata Libal, présidente du jury, commente la cuvée 2015 en ces termes: «Les productions journalistiques présentées cette année étaient d’un excellent niveau et le jury n’a eu que l’embarras du choix pour attribuer les prix. Au final, les oeuvres primées reflètent bien la diversité actuelle de la presse romande. Entre valeurs confirmées et nouvelles voix émergeantes, ces productions s’imposent, chacune dans son genre.»

«Etes-vous dopés au boulot?»

«Sans travail, j’ai l’impression de ne pas exister», affirme l’un des témoins du reportage primé. Le travail, c'est bon pour la santé... Oui, mais pas toujours ! Quand le travail devient la seule identité de la personne, quand la performance et la réussite au travail nous font dériver dans une zone de fonctionnement pathogène, quand le boulot devient une addiction (workaholic), les risques pour la santé sont nombreux et l’épuisement professionnel s’invite pour la plus grande peine du malade et de son entourage. Comment soigner de tels forçats qui croient être dans le juste et que la société encense comme des figures héroïques de notre époque?

Dans son reportage «Etes-vous dopés au boulot?», diffusé dans l'émission 36,9° sur RTS le 15 avril 2015, Laurence Gemperlé met en lumière l’addiction comportementale des travailleurs excessifs. Cette oeuvre émérite lui vaut le Prix Suva des Médias 2015, catégorie Audiovisuel. Le réalisateur Jochen Bechler est associé à ce prix.

«L’intestin, un autre cerveau»

Il est des organes qui ont droit à toutes les attentions. La main de l’artiste, le pied du footballeur, le cerveau du savant ou encore le coeur de l’amoureux. Celui qu’on aimerait oublier, c’est l’intestin. Organe ingrat à qui l’on confie les basses oeuvres comme la société compte sur les éboueurs pour s’occuper de ses déchets. On ne l’aime pas. On n’y fait pas attention, sauf quand il se rebiffe et fait savoir douloureusement que l’on a dépassé certaines limites.

Avec «L’intestin, un autre cerveau», publié dans le magazine In Vivo de mars 2015, Melinda Marchese nous livre un travail journalistique stupéfiant, pointu et accessible à tous, soutenu par une superbe iconographie. Pour cette oeuvre remarquable, elle est distinguée du Prix Suva des Médias 2015, catégorie Presse.

Deux Prix Coup de Coeur 2015

Cette année et à titre exceptionnel, le jury décerne deux Prix Coup de Coeur à

Maurine Mercier, pour son enquête «E-Cigarette: dans les coulisses d'un "work in progress"» diffusée sur RTS La Première et Couleur 3 en juillet et août 2014, une oeuvre qui relate à la fois les enjeux économiques de cette invention chinoise devenue un véritable phénomène de société et les interrogations liées à la nocivité des produits proposés.

Marianne Tremblay, pour son reportage intitulé «Nouvelle vie après un accident» diffusé dans l’émission Antidote sur Canal 9 le 24 novembre 2014, une oeuvre qui relate le cataclysme des accidentés graves et le parcours semé d’embûches de leur réadaptation socio-professionnelle. Le réalisateur Stéphane Wicky est associé à ce prix.

La prévention par l’information

Créé en 1993, le Prix Suva des Médias honore chaque année les travaux des journalistes se rapportant à la prévention des accidents dans les activités professionnelles et privées ainsi qu’à celle des troubles de la santé d’une manière générale. Pour le jury, composé de professionnels reconnus, les oeuvres doivent être «originales» par le choix et le traitement du sujet, «attrayantes» par l’enquête et les témoignages, «convaincantes» par une approche perspicace et compréhensible pour tous. De plus, une attention particulière est portée à la maîtrise journalistique, à savoir la structure du sujet et l'utilisation adéquate du canal de diffusion.

Les photos de la cérémonie et des lauréats sont accessibles dès 16h00 sur http://cramatte.com/clients/psm(Le lien est ouvert dans une nouvelle fenêtre) 

Informations aux médias:

Henri Mathis, communication d'entreprise
Tél. 026 350 37 80, henri.mathis@suva.ch(Le lien est ouvert dans une nouvelle fenêtre)

Liens vers les oeuvres primées:

Etes-vous dopés au boulot?(Le lien est ouvert dans une nouvelle fenêtre) :

 L’intestin, un autre cerveau (2.3 Mo)(Le lien est ouvert dans une nouvelle fenêtre; Ce document n'est pas accessible à tous.)

Nouvelle vie après un accident(Le lien est ouvert dans une nouvelle fenêtre) 

E-Cigarette: dans les coulisses d’un work in progress(Le lien est ouvert dans une nouvelle fenêtre) 

Lauréates du Prix Suva des Mödias 2015: Maurine Mercier, Laurence Gemperlé, Marianne Tremblay, Melinda Marchese
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Lauréates du Prix Suva des Mödias 2015: Maurine Mercier, Laurence Gemperlé, Marianne Tremblay, Melinda Marchese
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La Suva exerce son activité depuis 1918 et emploie près de 4100 personnes au siège de Lucerne, dans ses 18 agences réparties dans toute la Suisse et dans ses deux cliniques de réadaptation de Bellikon et de Sion. Entreprise indépendante de droit public générant un volume de primes d'environ 4,2 milliards de francs, elle assure près de 123 000 entreprises, soit 1,97 million d'actifs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. Les bénéficiaires de l'assurance chômage sont assurés automatiquement à la Suva. Depuis 2005, la Suva assume aussi la gestion de l’assurance militaire sur mandat de la Confédération. Ses prestations comprennent la prévention, l'assurance et la réadaptation. L’entreprise est financièrement autonome et ne perçoit pas de subventions. Ses excédents de recettes sont redistribués aux assurés sous forme de réductions de primes. Les partenaires sociaux, employeurs et salariés, de même que la Confédération sont représentés au sein de son Conseil d’administration.