Une personne accidentée est transportée dans une ambulance.

Chute mortelle dans une cage d’ascenseur

  • Sur un chantier plongé dans la pénombre, un couvreur pénètre par erreur dans une cage d’ascenseur abritant un échafaudage incomplet. Il fait une chute de 4 m dans le vide.
  • Une ouverture dans le platelage lui a été fatale.

Il confond l'entrée de la cage d’ascenseur avec celle du parking souterrain

Un couvreur s'attarde sur un chantier pour terminer un travail. Le système d’éclairage du chantier étant déjà éteint, il cherche dans la pénombre l’escalier menant au parking souterrain où il a garé son véhicule. Arrivé au rez-de-chaussée, il pénètre par erreur dans une cage d’ascenseur en pensant accéder au garage.

Le platelage de l’échafaudage installé à l’intérieur de la cage d'ascenseur est incomplet et présente une ouverture de 55 cm. L’homme fait une chute de 4 m dans le vide. Grièvement blessé à la tête, il décède sur les lieux de l’accident.

L’enquête d’accident a révélé que le collaborateur chargé du montage de l’ascenseur avait retiré une partie du platelage de l’échafaudage afin d’entreposer des rails de guidage. L’ouverture de 55 cm entre le platelage et la paroi s’est avérée fatale pour le couvreur.

Non-respect des règles vitales

Le respect d'une seule des règles vitales spécialement destinées à la branche du bâtiment aurait déjà permis d’éviter l’accident.

  • Règle 1: Nous sécurisons les zones dangereuses dès 2 m de hauteur de chute.
  • Règle 2: Nous sécurisons les ouvertures dans les dalles.

En cas de non-respect d’une règle vitale, il faut dire STOP, interrompre le travail en cours et mettre en œuvre ou rétablir les conditions de sécurité requises. Ce n’est qu’ensuite que le travail peut être repris.

Quelques conseils pour éviter ce type d’accident

Cadres et employeurs
  • Les travaux effectués dans une cage d’ascenseur ou aux abords de celle-ci doivent être coordonnés par les différents intervenants de sorte que le dispositif de protection collective utilisé ne puisse être ni enlevé ni modifié.
  • Faites en sorte que l’accès aux cages d’ascenseur soit protégé en permanence conformément aux prescriptions.
  • Veillez à ce que les échafaudages installés dans les cages d’ascenseur ne soient ni modifiés ni utilisés à d’autres fins que celles prévues.
  • La remise de la cage d’ascenseur par l’entrepreneur à la direction des travaux et par la direction des travaux au monteur de l’ascenseur doit être consignée dans un procès-verbal.
Travailleurs
  • Les ouvertures dans les sols doivent être recouvertes d’un platelage inamovible et résistant à la rupture. A partir d’une largeur de 30 cm, les ouvertures dans les sols présentent un risque de chute.
  • L'accès aux cages d'ascenseur abritant des échafaudages incomplets doit être interdit au moyen d'un garde-corps en trois parties.

Bases légales

  • Ordonnance sur les travaux de construction, section 2  Echafaudage
  • Ordonnance sur les travaux de construction, art. 17  Différence de niveau des sols et ouvertures dans les sols
  • Ordonnance sur les travaux de construction, art. 15 et 16  Protection latérale
  • Ordonnance sur la prévention des accidents, art. 9  Coopération de plusieurs entreprises