Prix Suva des Médias 2011, deux reportages saisissants primés

Pour la première fois depuis sa création en 1993, le Prix Suva des Médias comprend deux catégories: presse et audiovisuel. Dans la première, le Prix est décerné à la journaliste Marie Mathyer et au photographe Blaise Kormann pour leur reportage «Les experts de la peau». Dans la seconde, il est attribué à la journaliste Myriam Gazut ainsi qu'à la réalisatrice Fabienne Clément pour leur reportage «Les devins de la médecine».

Le jury de la 18ème édition innove en créant deux catégories et récompense les auteurs d'œuvres originales, attrayantes et convaincantes. Leurs travaux journalistiques mettent en lumière une médecine pointue et avant-gardiste qui suscite admiration ou perplexité.

Au chevet des grands brûlés

Intitulé «Les experts de la peau», le reportage se déroule au Centre des brûlés du CHUV, l'une des deux seules unités spécialisées de Suisse avec celle de Zurich. A Lausanne, le service de médecine intensive accueille chaque année une cinquantaine de patients gravement atteints, brûlés sur plus de 20% de leur surface corporelle. Inauguré récemment, il peut désormais recevoir quatre ou cinq patients dans des conditions optimales d'isolement et de soins. Une dizaine de métiers se côtoient ici et effectuent un travail colossal. Il faut une telle addition de compétences pour guérir des personnes autrefois condamnées. Aujourd'hui, le taux de mortalité est inférieur à 5%. Un montant de CHF 7000.- récompense Marie Mathyer pour son texte et Blaise Kormann pour ses photos, publiés dans l'Illustré du 4 mai 2011.

Des tests génétiques pour une chirurgie préventive

Et si demain, il suffisait de glisser une carte de santé dans une machine pour nous dire si nous allons avoir le cancer, Alzheimer ou une autre maladie dégénérative? A l'heure où de plus en plus de tests génétiques permettent de savoir à quelles maladies nous sommes prédisposés, ce scénario n'est pas absurde. Mais comment vit le patient en sachant de quoi il va mourir, du moins de quelle maladie il risque de souffrir dans un proche avenir? Doit-il se faire opérer préventivement? L'ablation d'un organe sain fait-il sens? Dénommé «Les devins de la médecine», ce reportage interpelle. Un montant de CHF 7000.- prime le travail de la journaliste Myriam Gazut et de la réalisatrice Fabienne Clément, diffusé sur TSR1, dans l'émission Temps Présent du 27 mai 2010.

La prévention par l'information

Une prévention efficace permet de diminuer les coûts et les primes de l'assurance-accidents. La Suva reverse en effet à ses assurés les excédents de recettes sous forme de primes plus basses. Par le biais de son Prix des Médias qu'elle a créé en 1993, elle récompense des travaux journalistiques de langue française, diffusés dans les médias suisses, se rapportant à la prévention des accidents et des troubles de la santé. Pour le jury, composé de journalistes de renom, les œuvres doivent être «originales» par le choix et le traitement du sujet, «attrayantes» par l’enquête et les témoignages, «convaincantes» par une approche perspicace et compréhensible pour tous. De plus, une attention particulière est portée à la maîtrise journalistique, à savoir la structure du sujet et l'utilisation adéquate du canal de diffusion.

Les photos de la cérémonie sont disponibles dès 16h00 sur http://cramatte.com/clients/psm .

Information aux médias:

Henri Mathis, Communication d'entreprise,
Tél. 026 350 37 80, henri.mathis@suva.ch 

La Suva exerce son activité depuis 1918 et emploie près de 3000 personnes au siège de Lucerne, dans ses 19 agences réparties dans toute la Suisse et dans ses deux cliniques de réadaptation de Bellikon et de Sion. Entreprise indépendante de droit public, elle assure près de 115 000 entreprises, soit deux millions d'actifs et de chômeurs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. La Suva génère un volume de primes d'environ 4,3 milliards de francs. Depuis 2005, elle assume aussi la gestion de l'assurance militaire sur mandat de la Confédération. Ses prestations comprennent la prévention, l'assurance et la réadaptation. L'entreprise est financièrement autonome et ne perçoit pas de subventions. Ses excédents de recettes sont redistribués aux assurés sous forme de réductions de primes. Les partenaires sociaux – employeurs et salariés – de même que la Confédération sont représentés au sein de son Conseil d'administration.