Prix Suva des Médias 2012 - Une lauréate et deux accessits

Le jury de la 19ème édition du Prix Suva des Médias a remis ses distinctions. Dans la catégorie Audiovisuel, la palme revient à Françoise Ducret Rochat pour son reportage intitulé «Fécondation in vitro: menaces dans l'éprouvette». Dans la catégorie Presse, deux accessits récompensent l'article de Christine Savioz «Tout reconstruire après le suicide de son enfant» et la série de Pierre-André Sieber sur les implants mammaires PIP.

Le Prix Suva des Médias a pour but de promouvoir les travaux journalistiques en langue française se rapportant à la prévention des accidents et aux troubles de la santé. Parmi les 40 oeuvres soumises cette année, le jury a distingué trois travaux journalistiques remarquables.
«Fécondation in vitro: des menaces dans l'éprouvette»
Jusqu'à ce jour, il était connu que la fécondation in vitro entraînait un faible risque de malformation. Le reportage primé met en exergue une étude scientifique qui révèle un danger supplémentaire. Il semble en effet que les enfants issus de cette technique de procréation médicalement assistée peuvent rencontrer des problèmes cardiovasculaires. Cela suscite un vif débat dans le corps médical. Tourné sur quatre années, le reportage de Françoise Ducret Rochat se voit décerner un montant de CHF 7000.-. Diffusé dans l'émission 36.9°, sur RTS Télévision le 4 avril 2012, il a le mérite d'interpeller et de confirmer la maxime de François Rabelais, vieille de près de 500 ans mais toujours d'actualité: «Science sans conscience n'est que ruine de l'âme».
«Tout reconstruire après le suicide de son enfant»
«On ne se remet pas du suicide de son enfant, mais on tente de survivre», comme en témoigne la maman de Sonia dans l'article de Christine Savioz. Publié dans Le Nouvelliste du 1er mai 2012, ce papier mentionne l'association «Pars Pas» qui fête ses dix ans d'existence cette année. Soutenant les proches, elle leur permet de prononcer le mot tabou, d'en parler et surtout d'y trouver l'écoute indispensable. L'oeuvre - qui vaut à son auteure un accessit de CHF 2000.- - met en lumière toutes ces démarches délicates et contrairement aux idées encore trop répandues souligne qu'informer sur le suicide peut avoir des effets préventifs.
«Les implants mammaires PIP»
La chirurgie esthétique et reconstructive comporte ses failles, avec notamment le scandale des prothèses PIP. C'est un véritable casse-tête pour les porteuses qui désirent les remplacer au moindre coût. Comment s'y retrouver dans la jungle des dispositifs médicaux? La série d'articles de Pierre-André Sieber a le mérite d'amener un nouvel éclairage dans ce domaine connu et contesté. L'accessit de CHF 2000.- prime ces deux oeuvres publiées dans La Liberté du 22 février et celle du 6 mars 2012. Il soutient l'effort consenti du journaliste à creuser une nouvelle pour trouver des renseignements utiles et des témoignages fructueux mais approuve aussi la volonté d'un éditeur d'approfondir un sujet.
La prévention par l'information

Une prévention efficace permet de diminuer les coûts et les primes de l'assurance-accidents. La Suva reverse en effet à ses assurés les excédents de recettes sous forme de primes plus basses. Créé en 1993, le Prix Suva des Médias honore chaque année les travaux des journalistes contribuant à cet effort. Pour le jury, composé de professionnels reconnus, les oeuvres doivent être «originales» par le choix et le traitement du sujet, «attrayantes» par l’enquête et les témoignages, «convaincantes» par une approche perspicace et compréhensible pour tous. De plus, une attention particulière est portée à la maîtrise journalistique, à savoir la structure du sujet et l'utilisation adéquate du canal de diffusion.

Les photos de la cérémonie sont accessibles dès 16h00 sur http://cramatte.com/clients/psm  

Information aux médias:

Henri Mathis, Communication d'entreprise,
Tél. 026 350 37 80, henri.mathis@suva.ch 

 

La Suva exerce son activité depuis 1918 et emploie près de 3100 personnes au siège de Lucerne, dans ses 18 agences réparties dans toute la Suisse et dans ses deux cliniques de réadaptation de Bellikon et de Sion. Entreprise indépendante de droit public, elle assure près de 118 000 entreprises, soit 1,9 million d'actifs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. Les personnes sans emploi sont assurées automatiquement à la Suva. Depuis 2005, la Suva assume aussi la gestion de l'assurance militaire sur mandat de la Confédération. La Suva génère un volume de primes d'environ 4,4 milliards de francs. Ses prestations comprennent la prévention, l'assurance et la réadaptation. L'entreprise est financièrement autonome et ne perçoit pas de subventions. Ses excédents de recettes sont redistribués aux assurés sous forme de réductions de primes. Les partenaires sociaux, employeurs et salariés, de même que la Confédération sont représentés au sein de son Conseil d'administration.