1000 membres disent STOP en cas de danger

Chaque année, 181 500 personnes assurées auprès de la Suva sont victimes d'un accident professionnel. Cela représente une centaine d'accidents par heure de travail. La Charte de la sécurité lancée par la Suva il y a tout juste quatre ans, en association avec les partenaires sociaux, a pour but de réduire le nombre des accidents. L'entreprise de construction «Les Fils de Léon Sarrasin SA» à Martigny vient d'en devenir le millième membre et s'engage à ancrer fermement les règles de sécurité dans la pratique.

«Devoir annoncer à une femme ou à des enfants qu'un époux ou un père de famille a été victime d'un accident grave au travail est lourd à porter», explique Léonard Sarrasin, directeur de l'entreprise de construction «Les Fils de Léon Sarrasin SA». Et c'est pour éviter autant que possible d'être confronté à ce genre de situation qu'il a signé la Charte de la sécurité. Tout en étant conscient que le fait d'avoir apposé sa signature sur ce document ne signifie pas qu'il se soit déjà entièrement acquitté de ses obligations dans le domaine de la sécurité au travail. Avec l'aide de la Charte de la sécurité, il veut simplement faire passer un message sans ambiguité auprès de ses 45 collaborateurs: en cas de danger, chacun a le droit et le devoir de dire STOP. Des représentants de la Suva ont salué l'engagement de l'entreprise implantée à Martigny et lui ont symboliquement remis un exemplaire géant de la Charte. «La Charte de la sécurité est une aide pour susciter l'adhésion et ancrer la compréhension des règles de sécurité dans les entreprises. La Charte est également une légitimation autorisant à dire STOP en cas de danger et à ne reprendre le travail qu'après rétablissement ou mise en oeuvre des conditions de sécurité», déclare Marc Truffer, chef de la division sécurité au travail à la Suva. Aucun travail n'est suffisamment important pour risquer sa santé ou celle de ses collaborateurs, ajoute Marc Truffer.

Préserver 250 vies ensemble

La Charte de la sécurité jette un pont entre la campagne «Vision 250 vies» et les «règles vitales» élaborées par la Suva en collaboration avec différentes branches. En même temps, la Charte de la sécurité est une déclaration de volonté publique de l'ensemble des parties prenantes qui s'engagent à observer et à imposer systématiquement les «règles vitales»  de la Suva. «Chaque règle est facile à appliquer, mais il faut l'intérioriser et y penser», souligne Marc Truffer. Avec la mise en oeuvre de la «Vision 250 vies», la Suva veut réduire de moitié en dix ans le nombre des accidents professionnels mortels d'ici à 2020. Elle veut préserver 250 vies et éviter tout autant de cas d'invalidité grave.

Devenir membre en quelques clics

Les signataires de la Charte de la sécurité sont répertoriés sur une carte géographique interactive sur www.charte-securite.ch . Toutes les entreprises qui ne sont pas encore membres et souhaitent contribuer à l'amélioration de la sécurité au travail peuvent s'inscrire gratuitement à la même adresse.

Des photos de la remise de la Charte seront disponibles à partir de 14 h sur www.photopress.ch .

Informations aux médias

Jean-Luc Alt, communication d'entreprise
Tél. 026 350 37 81, jeanluc.alt@suva.ch 

La Suva exerce son activité depuis 1918 et emploie près de 4000 personnes au siège de Lucerne, dans ses 18 agences réparties dans toute la Suisse et dans ses deux cliniques de réadaptation de Bellikon et de Sion. Entreprise indépendante de droit public avec un volume de prime de 4,2 milliards de francs, elle assure près de 121 000 entreprises, soit 1,95 million d'actifs et de chômeurs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. Les personnes sans emploi sont assurées automatiquement à la Suva. Depuis 2005, la Suva assume aussi la gestion de l’assurance militaire sur mandat de la Confédération. Ses prestations comprennent la prévention, l'assurance et la réadaptation. L’entreprise est financièrement autonome et ne perçoit pas de subventions. Ses excédents de recettes sont redistribués aux assurés sous forme de réductions de primes. Les partenaires sociaux, employeurs et salariés, de même que la Confédération sont représentés au sein de son Conseil d’administration.