Prix Suva des Médias 2016: deux oeuvres surprenantes

Le jury de la 23ème édition du Prix Suva des Médias a remis ses distinctions. Françoise Weilhammer décroche la palme dans la catégorie Audiovisuel pour son reportage «Un herbicide contesté présent jusque dans votre urine». Le Prix Coup de coeur est décerné à Bartek Mudrecki pour son article «Caca non grata». Une fois n’est pas coutume, le Prix Presse n’a pas été attribué cette année.

Prix Audiovisuel

Mieux connu et commercialisé sous le nom de Roundup, le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé en Suisse et dans le monde. Alors qu’il a toujours été considéré comme inoffensif pour la santé et l’environnement depuis quarante ans: coup de tonnerre ! Le CICR, centre de recherche sur le cancer de l’OMS, classe le glyphosate comme un produit «probablement cancérigène pour l’homme». En Suisse, les herbicides à base de glyphosate sont pourtant homologués par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG). Ils sont toujours largement utilisés dans l’agriculture, ainsi que par les CFF et les jardiniers amateurs.

Dans son reportage «Un herbicide contesté jusque dans votre urine», diffusé le 29 septembre 2015 dans l’émission «A Bon Entendeur» de la RTS, Françoise Weilhammer fait elle-même un test sur une quarantaine de Romands afin de découvrir si l’herbicide le plus utilisé au monde se retrouve dans notre corps. L’analyse des échantillons d’urine livre des résultats plutôt inquiétants! La journaliste propose une enquête remarquable et captivante, bien que peu rassurante. Cette oeuvre émérite lui vaut le Prix Suva des Médias 2016, catégorie Audiovisuel. Carol Haefliger, la réalisatrice, est associée à ce prix.

Prix Coup de coeur

Tout le monde est concerné, pourtant personne n’ose parler de selles. Un silence d’autant plus gênant qu’il peut mettre la vie en danger. «Il faut tuer ce tabou et tenir compte des selles. Pour les pays moins riches, qui n’ont pas toutes nos technologies, une analyse des selles peut être un très bon indice de ce qui ne va pas bien chez un individu», déclare Paul Wiesel, le gastro-entérologue interviewé dans l’article.

Bartek Mudrecki devient le roi du trône avec son article «Caca non grata», publié sur le site internet du quotidien 24heures au mois d’août 2015. Il nous livre un travail journalistique surprenant, drôle et intéressant, soutenu par une série d’illustrations très parlantes. Pour cette oeuvre authentique, il obtient le Prix Suva des Médias 2016, catégorie Coup de coeur.

Prix Presse

Cette année, le Prix de la catégorie Presse n’a pas été attribué. En effet, aucune oeuvre n’a satisfait à tous les critères du jury. Il sera toutefois à nouveau proposé l’année prochaine, lors de la 24e édition.

La prévention par l’information

Créé en 1993, le Prix Suva des Médias a pour but de promouvoir les travaux journalistiques en langue française se rapportant à la prévention des accidents dans les activités professionnelles et privées ainsi qu’à celle des troubles de la santé d’une manière générale. Pour le jury, composé de professionnels reconnus, les oeuvres doivent être «originales» par le choix et le traitement du sujet, «attrayantes» par l’enquête et les témoignages, «convaincantes» par une approche perspicace et compréhensible pour tous. De plus, une attention particulière est portée à la maîtrise journalistique, à savoir la structure du sujet et l'utilisation adéquate du canal de diffusion. Parmi les 45 oeuvres soumises cette année, le jury a distingué deux travaux journalistiques correspondant à tous leurs critères, récompensés chacun d’un montant de CHF 5'000. --.

Les photos de la cérémonie et des lauréats sont accessibles dès 16h00 sur http://cramatte.com/clients/psm  

Prix Audiovisuel  

Prix Coup de coeur: Caca non grata  

Informations aux médias:
  • Henri Mathis

    Responsable RP Suisse romande

La Suva exerce son activité depuis 1918 et emploie près de 4100 personnes au siège de Lucerne, dans ses 18 agences réparties dans toute la Suisse et dans ses deux cliniques de réadaptation de Bellikon et de Sion. Entreprise indépendante de droit public avec un volume de primes de 4,2 milliards de francs, elle assure près de 123 000 entreprises, soit 1,97 million d’actifs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. Les bénéficiaires de l’assurance-chômage sont assurés automatiquement à la Suva. Depuis 2005, la Suva assume aussi la gestion de l’assurance militaire sur mandat de la Confédération. Ses prestations comprennent la prévention, l’assurance et la réadaptation. L’entreprise est financièrement autonome et ne perçoit pas de subventions. Ses excédents de recettes sont redistribués aux assurés sous forme de réductions de primes. Les partenaires sociaux, employeurs et salariés, de même que la Confédération sont représentés au sein de son Conseil d’administration.