Attention au risque d'avalanche hors des pistes balisées!

Alors que les avalanches causent 22 morts par an en moyenne, les nouveaux modèles de skis et de snowboards attirent toujours plus d'amateurs de glisse hors des pistes. Le risque d'avalanche peut être réduit au moyen d'une préparation adéquate, d'une grande prudence et de l'outil en ligne «White Risk» développé par la Suva en collaboration avec le WSL Institut pour l'étude de la neige et des avalanches SLF.

Tandis que les premières fleurs et le chant des oiseaux annoncent le retour du printemps, de nombreux amateurs de glisse profitent encore de la neige et des températures agréables pour dévaler les pentes et organiser des randonnées à ski hors des pistes balisées. Mais les apparences sont trompeuses: pratiquer ces activités dans de telles conditions peut être très dangereux. Selon les statistiques du WSL Institut pour l'étude de la neige et des avalanches SLF, 22 personnes perdent chaque année la vie dans une avalanche. On peut cependant réduire ce risque: «Il est impératif de préparer sérieusement toute randonnée effectuée hors des pistes balisées», rappelle Samuli Aegerter, expert en sports de neige à la Suva. En effet, neuf fois sur dix, les accidents d'avalanche sont provoqués par les victimes elles-mêmes. En Suisse, plus de 2000 personnes ont été prises dans une avalanche au cours des dix dernières années. La plupart sont des amateurs de sports de neige qui se sont aventurés en dehors des pistes balisées.

S'informer et faire preuve de responsabilité

 «De plus en plus de personnes quittent les pistes pour s'adonner au freeride ou à la randonnée à ski. Le risque d'être blessé dans une avalanche reste toutefois bien présent», précise Samuel Aegerter. Il est donc essentiel de se préparer sérieusement. L'outil en ligne «White Risk» fournit des informations complètes pour prévenir les accidents d'avalanche et intègre un outil de planification d'itinéraire. Cette plateforme propose une version de base gratuite avec un recueil d'informations animées sur les règles de comportement à respecter en montagne et les facteurs déclencheurs d'avalanches, comme le vent, la quantité de neige fraîche, la température, la déclivité et les caractéristiques du terrain. Elle fournit également des informations détaillées sur les degrés de danger, les facteurs intervenant dans la formation des avalanches, les processus de décision au sein des groupes et la préparation d'une randonnée à ski.

Il suffit d'une petite plaque de neige

«Quand on s'aventure hors des pistes, il est impératif d'avoir des connaissances adéquates, d'être parfaitement préparé et de faire preuve de bon sens, explique Stephan Harvey, expert du SLF et initiateur de «White Risk». Les personnes prises dans une avalanche encourent un risque très important. Si elles ne sont pas sauvées dans les 15 minutes qui suivent, leurs chances de survie diminuent de manière drastique.» On continue notamment à sous-estimer le risque que des plaques de neige se décrochent. «Pas besoin d'une grosse avalanche pour déclencher un grave accident: une petite plaque de neige de 50 m de large par 50 m de long et 50 cm d'épaisseur de fracture représente un volume d'une dizaine de wagons de marchandises et un poids d'environ 200 tonnes de neige, ajoute-t-il. Le fait que le nombre d'accidents d'avalanche ne grimpe pas en flèche malgré l'augmentation constante du hors-piste montre toute l'importance de la prévention.» Et de rappeler: «La sécurité ne peut jamais être garantie à 100 %. Le risque d'accident d'avalanche reste donc bien présent. Nous devons apprendre à le gérer.»

Plus d'informations sur www.whiterisk.ch    et www.slf.ch   

  • Jean-Luc Alt
    Jean-Luc Alt
    Porte-parole
  • Tél.: +41 26 350 37 81
Camp, Whiterisk, 2014, Marc Weiler, Skifahren, Touren, Freeride, Variantenfahren
Camp Whiterisk, Snowboard, Schnee, Freeride, Touren

La Suva exerce son activité depuis 1918 et emploie près de 4200 personnes au siège de Lucerne, dans ses 18 agences réparties dans toute la Suisse et dans ses deux cliniques de réadaptation de Bellikon et de Sion. Entreprise indépendante de droit public générant un volume de primes d’environ 4,3 milliards de francs, elle assure près de 129 000 entreprises, soit 2,0 millions d’actifs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. Les bénéficiaires de l’assurance chômage sont assurés automatiquement à la Suva. Depuis 2005, la Suva assume aussi la gestion de l’assurance militaire sur mandat de la Confédération. Les prestations de la Suva comprennent la prévention, l’assurance et la réadaptation. La Suva est financièrement autonome et ne perçoit pas de subventions. Ses excédents de recettes sont redistribués aux assurés sous forme de réductions de primes. Les partenaires sociaux – employeurs et salariés – de même que la Confédération sont représentés au sein du Conseil de la Suva.