Attention aux accidents dans les rivières et à proximité!

En cette période de vacances, les températures estivales incitent à s’aventurer au bord des cours d’eau et à s’y baigner, ce qui n'est pas sans danger. Chaque année, les assureurs-accidents enregistrent en moyenne 1350 accidents non professionnels survenant dans des rivières et des ruisseaux ou à leurs abords. Leur coût total s’élève à 13,5 millions de francs par an. Il est pourtant possible de réduire le risque d’accident en faisant preuve de prudence.

Durant la période estivale, synonyme de vacances, la randonnée et les balades à vélo ont le vent en poupe. Nombreux sont ceux qui aiment se rafraîchir dans un ruisseau ou une rivière après avoir bien transpiré. Les sorties en canot pneumatique ainsi que la baignade sont également très appréciées. Mais la pratique d’activités dans des cours d’eau ou à leurs abords peut aussi présenter des dangers. D’après les analyses statistiques de la Suva, quelque 1350 personnes assurées selon la LAA sont victimes d’un accident dans ce contexte chaque année.

Contusions, entorses et autres blessures

Environ un tiers des blessures concernent les jambes, les pieds ou les chevilles. Il s’agit souvent de blessures superficielles, d’entorses ou de contusions, mais on recense également des lésions plus graves, qui peuvent parfois être fatales. Avec un coût moyen de 8300 francs par cas, les accidents survenant dans les cours d’eau ou à leurs abords sont plus onéreux que la moyenne. Les frais de traitement représentent un peu moins d’un tiers (31%) du montant total. Il en va de même des indemnités journalières (31%), tandis que 38% du coût sont imputables aux prestations de rente.

Être attentif permet de réduire le risque de blessure

Il peut être périlleux d’entrer dans une rivière ou un ruisseau et d’en sortir: selon les statistiques, 50% des accidents sont dus à une glissade. Heurter quelque chose, par exemple une pierre pointue, constitue la seconde cause d’accident (26%). Par ailleurs, 33% des accidents sont consécutifs à des chutes. En effet, le lit des ruisseaux et des rivières est souvent inégal et glissant. Pour éviter de tomber, il convient de choisir un endroit aussi sûr que possible pour aller dans l’eau.

Garder l’équilibre

Le courant ainsi que le sol inégal des rives peuvent en outre nous faire perdre l’équilibre au moment de pénétrer dans l’eau ou d’en sortir. Il est donc conseillé de bien regarder où l’on met les pieds. Le mieux est d’opter pour un endroit stable et aussi sec que possible. Il faut en outre faire preuve d’une grande concentration. On ne doit jamais sauter dans une rivière, car on en voit rarement le fond. Il est donc difficile d’évaluer sa véritable profondeur.

Attention aux excès de témérité!

Il convient également de se montrer prudent lorsque l’on fait du bateau sur une rivière. Environ 10% des accidents dans des cours d’eau ou à leurs abords surviennent dans le cadre de la pratique du rafting, du canoë, du kayak ou de l’utilisation d’un canot pneumatique. Le respect de quelques consignes de sécurité permet pourtant de réduire fortement le risque d’accident. Voici les recommandations de la Société Suisse de Sauvetage (SSS):

  • Porter un gilet de sauvetage lorsque l’on navigue sur un bateau gonflable.
  • Ne jamais dépasser la charge utile de l’embarcation.
  • Ne jamais attacher les canots pneumatiques les uns aux autres, car ils seront difficiles à manœuvrer.
  • Explorer d’abord les tronçons de cours d’eau inconnus.
  • Seuls les bons nageurs s’aventurent dans les eaux libres (rivières, étangs et lacs).
  • Un séjour prolongé dans l’eau peut entraîner des crampes musculaires. Plus l’eau est froide, plus courte doit être la baignade.

Infos complémentaires sur les activités de loisirs dans les cours d’eau et à leurs abords

  • Nadia Gendre
    Nadia Gendre
    Responsable RP Suisse romande
  • Tél.: +41 26 350 37 83
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La Suva exerce son activité depuis 1918 et emploie près de 4200 personnes au siège de Lucerne, dans ses 18 agences réparties dans toute la Suisse et dans ses deux cliniques de réadaptation de Bellikon et de Sion. Entreprise indépendante de droit public générant un volume de primes d'environ 4,4 milliards de francs, elle assure près de 130 000 entreprises, soit 2 millions d'actifs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. Les bénéficiaires de l'assurance chômage sont assurés automatiquement à la Suva. Depuis 2005, la Suva assume aussi la gestion de l'assurance militaire sur mandat de la Confédération. Ses prestations comprennent la prévention, l'assurance et la réadaptation. L'entreprise est financièrement autonome et ne perçoit pas de subventions. Ses excédents de recettes sont redistribués aux assurés sous forme de réductions de primes. Les partenaires sociaux, employeurs et salariés, de même que la Confédération sont représentés au sein du Conseil de la Suva.