FWA_9986.jpg
19 novembre 2025 | Communiqué de presse

Prix Suva des Médias 2025: Le Grand Prix récompense deux oeuvres sur les pesticides

Le jury de la 32e édition du Prix Suva des Médias a remis ses distinctions le 21 novembre 2025 au Château de Prangins. Pour la première fois, deux lauréats se partagent le Grand Prix: Sevan Pearson du journal La Liberté et Loïc Delacour de la RTS. Le Prix Coup de Cœur revient à Virginie Maret du journal Le Nouvelliste. 

Table des matières

Parmi les 30 œuvres journalistiques soumises cette année, le jury a choisi de distinguer deux travaux complémentaires explorant le thème des pesticides dans les fleurs et leurs conséquences sur la santé des fleuristes. Le Grand Prix s’élève à CHF 7’000.00 et chaque lauréat reçoit ainsi un montant de CHF 3’500.-. Le Prix Coup de Cœur s’élève à CHF 5’000.-.

Dans son article publié dans le journal La Liberté, « Fleuristes aux aguets », Sevan Pearson retrace le parcours d’une fleuriste française dont la fille est décédée d’une leucémie liée à une exposition aux pesticides pendant la grossesse. Ce récit poignant soulève la question de la responsabilité des importateurs et met en lumière les risques encourus par les professionnels du secteur. La toxicologue Aurélie Berther y recommande des mesures de prévention simples telles que le port de gants et de tabliers, et encourage l’achat de fleurs locales pour limiter l’usage de pesticides.

De son côté, Loïc Delacour de la RTS a réalisé le reportage « Les fleuristes exposés à de nombreux pesticides, dont certains interdits en Suisse », paru dans l’émission Mise au Point. Il y révèle les résultats d’une analyse en laboratoire de gants portés par des fleuristes, démontrant la présence de résidus chimiques, parfois interdits d’utilisation en Suisse.

Le jury a relevé l’excellent travail journalistique, sa rigueur dans l’exécution ainsi que le message fort de prévention transmis à travers ces deux œuvres saisissantes.

Le Prix Coup de Cœur 2025 a été attribué à Virginie Maret du journal Le Nouvelliste pour son reportage « Le Valais et l’apérocratie: à partir de quand boire devient un problème ? ». 
À travers une enquête équilibrée et sensible, la journaliste questionne la place centrale de l’alcool dans la culture valaisanne, entre convivialité et risque. Son travail, mêlant témoignages et analyses d’experts, met en évidence la fine frontière entre consommation sociale et dépendance, et souligne l’importance de la prévention sans stigmatiser les traditions locales.

Le jury salue l’originalité de son approche qui allie habilement le rédactionnel et le visuel.

La prévention par l’information

Créé en 1993, le Prix Suva des Médias a pour but de promouvoir les travaux journalistiques en langue française se rapportant à la prévention des accidents dans les activités professionnelles et privées ainsi qu’à celle des troubles de la santé d’une manière générale.

Les membres du jury du Prix Suva des Médias

  • Renata Libal - Rédactrice en chef Magazine Encore ! Présidente Jury
  • Olivier Favre - Directeur division Sécurité au travail, Suva
  • Magalie Goumaz - Rédactrice en chef adjointe, La Liberté
  • Marc-Henri Jobin - Ancien directeur, Centre de Formation au Journalisme et aux Médias
  • Amit Juillard - Journaliste d’investigations
  • Bertrand Kiefer - Médecin et ancien Rédacteur en chef, Médecine et Hygiène
  • Sylvie Logean - Rédactrice en chef adjointe, Le Temps
  • Luc Mariot - Adjoint de direction au département Société et Culture, RTS
  • Virginie Matter - Rédactrice en chef adjointe, RTS Info

Liens des œuvres

Grand Prix, Sevan Pearson

Santé. Les fleuristes prennent leurs précautions au sujet des pesticides
diffusé le 21 octobre 2024 dans le journal La Liberté

Grand Prix, Loïc Delacour

Prix Coup de cœur, Virginie Maret

Le Valais et l’apérocratie: à partir de quand boire devient un problème ?
diffusé le 09 juillet 2025 dans le journal Le Nouvelliste

Contact pour les médias

Portrait de la Suva

La Suva exerce son activité depuis 1918 et emploie plus de 4800 personnes au siège de Lucerne, sur les 18 sites des agences réparties dans toute la Suisse et dans ses deux cliniques de réadaptation de Bellikon et de Sion. Entreprise indépendante de droit public, elle assure plus de 140 000 entreprises, soit plus de 2,2 millions d’actifs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. Les bénéficiaires de l’assurance-chômage sont assurés automatiquement à la Suva. La Suva assume aussi, sur mandat de la Confédération, la gestion de l’assurance militaire ainsi que de l’assurance-accidents des personnes bénéficiant de mesures de l’AI. Les prestations de la Suva comprennent la prévention, l’assurance et la réadaptation. La Suva est financièrement autonome et ne perçoit pas d’argent du contribuable. Ses excédents financiers sont redistribués aux assurés sous forme de réductions de primes. Les partenaires sociaux – employeurs et salariés – de même que la Confédération sont représentés au sein du Conseil de la Suva.

Autres communiqués de presse