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14 juin 2022 | Communiqué de presse

Les tournois à six ne sont pas si dangereux

Les tournois à six ne méritent pas leur mauvaise réputation. Ils occasionnent jusqu’à cinq fois moins d’accidents qu’un championnat officiel de football. Avec trois blessures pour 1000 personnes à l’heure actuelle, le nombre d’accidents se maintient à un bas niveau depuis cinq ans. Des mesures s’avèrent toutefois nécessaires dans deux domaines: le fair-play et les équipements de protection.

Table des matières

      Les tournois à six ne méritent pas leur mauvaise image. C’est ce que montrent les résultats de plusieurs enquêtes effectuées auprès de la clientèle ainsi qu’une évaluation des statistiques des accidents réalisée par l’institut de recherche sociale Lamprecht und Stamm.

      Moins de blessures dans les tournois à six que dans les matchs de football en club

      Les études montrent que le risque d’accident est cinq fois moins élevé dans le cadre de tournois à six que lors de championnats entre clubs de football. En outre, le nombre de blessures lors de tournois à six n’a fait que diminuer au cours des quinze dernières années. Tandis qu’en 2004, on comptait encore une quinzaine de blessures pour 1000 personnes, on n’en recensait plus qu’à peine trois en 2015. Pour l’heure, le nombre de personnes blessées reste stable. Les enquêtes menées par Lamprecht und Stamm confirment que les participants et participantes à des tournois à six risquent moins de se blesser que s’ils jouaient en club. «50 % des personnes jouant au football en club étaient d’accord avec l’affirmation suivante: «S’il s’agit d’une victoire importante, je n’hésite pas à prendre le risque de me blesser.» Celles participant à des tournois à six n’étaient, quant à elles, que 34 % à approuver cette affirmation», explique Raphael Ammann, chef de la campagne football à la Suva et mandant de l’étude qualitative.

      Porter de meilleures chaussures et des protège-tibias

      Lors des tournois à six, plus de la moitié des blessures concernent le genou ou la cheville. Il faut dire que près d’un quart des personnes interrogées ne portent pas de chaussures appropriées: elles jouent pieds nus, avec des baskets classiques ou encore avec des chaussures à crampons inadaptées. En outre, plus de la moitié n’utilise pas les protège-tibias recommandés par la Suva et disponibles sur place. «Le port de chaussures adaptées et de protège-tibias permet de réduire considérablement le risque de blessure. Nous devons toutes et tous en avoir conscience. C’est un petit effort qui apporte de grands bénéfices», souligne Raphael Ammann. En tant que partenaire de prévention, la Suva fournit gratuitement aux organisateurs de tournois à six un pack de matériel complet visant à prévenir les blessures. Il contient notamment des protège-tibias, des chaussettes, des maillots, du ruban de signalisation et une banderole fair-play. La Suva apporte également un soutien financier au tournoi si des arbitres officiels sont engagés à cette occasion.

      Gagner sans se blesser: une double victoire

      Le fair-play constitue une autre piste d’amélioration: près d’un quart des personnes interrogées étaient d’accord avec l’affirmation suivante: «Pendant les matchs, j’attaque souvent le ballon en touchant l’adversaire.» 22 % ont par ailleurs confirmé être fréquemment victimes de fautes commises par d’autres joueurs ou joueuses. «Dans un tournoi à six, la victoire est bien entendu importante. Mais lorsque le match se termine sans blessure, la victoire est double. C’est pour cette raison que nous invitons tous les adeptes du football à jouer fair-play et à ne pas prendre de risques inutiles. Le respect des cinq règles de fair-play constitue la base d’un jeu en toute sécurité», conclut Raphael Ammann.

       

      Les cinq règles de fair-play pour un tournoi à six sans blessures:

      • Je montre l’exemple. Je fais preuve de respect et de politesse envers tout le monde, sur et en dehors du terrain. Défaite ou victoire, je fais preuve de contenance.
      • J’accepte toutes les décisions de l’arbitre et de l’entraîneur – même si je ne partage pas leur avis.
      • Je joue de façon attentive et me sens responsable de l’intégrité physique et morale de mon adversaire.
      • Je garde la tête froide, même dans les situations houleuses et décisives. Je veille à apaiser les conflits.
      • Je pense et j’agis positivement. J’adopte une attitude et un langage corporel positifs en match comme à l’entraînement.

      Infos complémentaires

      La Suva est la plus grande assurance-accidents de Suisse. Son devoir est de contribuer à la sécurité et à la santé du personnel de l’industrie et de l’artisanat suisses. Elle agit dans les domaines de la prévention, de l’assurance et de la réadaptation. Un modèle qui a fait ses preuves, même dans les moments difficiles.

      Portrait de la Suva

      La Suva exerce son activité depuis 1918 et emploie près de 4700 personnes au siège de Lucerne, sur les 18 sites des agences réparties dans toute la Suisse et dans ses deux cliniques de réadaptation de Bellikon et de Sion. Entreprise indépendante de droit public, elle assure près de 135 000 entreprises, soit plus de 2,2 millions d’actifs, contre les conséquences des accidents et des maladies professionnelles. Les bénéficiaires de l’assurance-chômage sont assurés automatiquement à la Suva. La Suva assume aussi la gestion de l’assurance militaire sur mandat de la Confédération, ainsi que l'assurance-accidents des personnes bénéficiant de mesures de l’AI. Les prestations de la Suva comprennent la prévention, l’assurance et la réadaptation. La Suva est financièrement autonome et ne perçoit pas de subventions. Ses excédents de recettes sont redistribués aux assurés sous forme de réductions de primes. Les partenaires sociaux – employeurs et salariés – de même que la Confédération sont représentés au sein du Conseil de la Suva. 

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